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Faut-il vraiment éviter les examens d'imagerie en cas de douleur ?


Scanner, IRM, radiographie : utiles ou inutiles ?


Depuis quelques années, un message revient régulièrement dans le monde de la santé : « Il y a trop d'examens d'imagerie. » Certains professionnels estiment que les radiographies, scanners et IRM sont souvent prescrits inutilement et peuvent parfois inquiéter davantage les patients qu'ils ne les aident.

Mais faut-il pour autant bannir ces examens ?

La réponse est plus nuancée.

Au Centre Avenue Meurée, nous pensons que le problème n'est pas l'imagerie en elle-même, mais la manière dont elle est utilisée et interprétée.


Une IRM n'est ni bonne ni mauvaise


Une IRM ou une radiographie est un outil médical, au même titre qu'un stéthoscope ou un tensiomètre.

L'examen ne pose pas de problème en soi. Ce qui compte, c'est la question que le professionnel de santé cherche à résoudre.

Par exemple, réaliser une IRM sans véritable raison clinique risque de mettre en évidence des anomalies qui ne sont pas forcément responsables de la douleur ressentie. À l'inverse, refuser systématiquement un examen alors qu'il pourrait apporter des informations importantes n'est pas non plus la meilleure approche.

L'objectif n'est donc pas de faire plus ou moins d'imagerie, mais de réaliser le bon examen, au bon moment, pour la bonne personne.


Pourquoi certaines anomalies sont-elles présentes chez des personnes sans douleur ?


De nombreuses études montrent que certaines modifications visibles à l'IRM sont fréquentes même chez des personnes qui ne souffrent d'aucun symptôme.

On peut par exemple observer :

  • une usure discale au niveau du dos ;

  • une arthrose légère ;

  • certaines lésions tendineuses ;

  • des modifications liées au vieillissement naturel des tissus.

Cela ne signifie pas que ces images sont sans intérêt.

Cela signifie simplement qu'une image ne peut jamais être interprétée seule.

Une IRM doit toujours être mise en relation avec :

  • les symptômes du patient ;

  • son âge ;

  • son activité physique ;

  • son historique médical ;

  • l'examen clinique réalisé par le professionnel de santé.


L'examen clinique reste essentiel


Avant toute demande d'imagerie, le kinésithérapeute ou le médecin réalise un interrogatoire et un examen physique complets.

Ces informations permettent de formuler des hypothèses sur l'origine des symptômes.

L'imagerie intervient ensuite pour confirmer, préciser ou exclure certaines hypothèses lorsque cela est nécessaire.

Autrement dit, l'examen d'imagerie ne remplace pas le raisonnement clinique : il le complète.


Dans quels cas une imagerie est-elle pertinente ?


Une radiographie, une IRM ou un scanner peuvent être particulièrement utiles lorsque :

Une pathologie sérieuse est suspectée

Par exemple :

  • fracture ;

  • lésion ligamentaire importante ;

  • infection ;

  • tumeur ;

  • atteinte neurologique significative.

Les symptômes persistent malgré un traitement adapté

Lorsque la douleur ne s'améliore pas ou évolue de manière inhabituelle, l'imagerie peut aider à mieux comprendre la situation.

Le résultat peut modifier la prise en charge

Si les informations obtenues permettent d'orienter le traitement, d'envisager une intervention ou d'affiner le diagnostic, l'examen trouve tout son intérêt.


Le risque de l'excès… mais aussi du manque


On parle souvent des risques liés à la surprescription d'examens.

C'est une réalité.

Cependant, l'excès inverse existe également : retarder ou éviter un examen alors qu'il serait utile peut conduire à passer à côté d'un diagnostic important.

La qualité des soins ne se mesure pas au nombre d'IRM prescrites ou évitées.

Elle se mesure à la pertinence des décisions prises pour chaque patient.


Notre approche au Centre Avenue Meurée


Au Centre Avenue Meurée, nous privilégions une approche individualisée.

Chaque patient est unique. Son histoire, ses symptômes et ses objectifs doivent guider les décisions thérapeutiques.

Lorsqu'un examen d'imagerie est nécessaire, nous l'intégrons dans une réflexion clinique globale afin qu'il apporte une réelle valeur ajoutée à la prise en charge.

Lorsqu'il n'est pas nécessaire, nous prenons le temps d'expliquer pourquoi.

Notre objectif est simple : utiliser les outils diagnostiques de manière réfléchie, sans excès, mais sans les rejeter systématiquement.


En conclusion


Les examens d'imagerie ne sont ni des ennemis ni des solutions miracles.

Une IRM ou une radiographie ne soigne pas une douleur, mais elles peuvent parfois fournir des informations précieuses lorsqu'elles sont utilisées dans le bon contexte.

La véritable question n'est donc pas : « Faut-il faire moins d'imagerie ? »

La véritable question est : « Cet examen est-il utile pour comprendre votre situation et améliorer votre prise en charge ? »

C'est cette réflexion que nous menons chaque jour au Centre Avenue Meurée afin de vous proposer des soins fondés sur les meilleures données scientifiques et sur une évaluation clinique rigoureuse.

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